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CIEL ABSENT
À
coups d’amour, à coups de haine Bardé
de raison souveraine Tourbillonne
la vie humaine, Fétus
que la fureur entraîne
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FERVEUR Constance
du passé, sanglots, ressouvenirs Ne
savent ranimer les anciennes douceurs Loin
d’ici, la ferveur ne grossit-elle pas Connivence
furtive ? Oeil froid de l’absolu ?
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PRESENCE Coeur
de granit, âme de pierre, Le
vide a volé la lumière, Rêves
éteints, pleurs d’impuissance, Mais
voici l’oiseau turbulent,
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Poussière
d’éléments, atomes, particules, Tous
expriment la joie et les drames du monde, Matière
en mouvement de mémoire éternelle, Elles
ont savamment façonné les structures L’homme
est leur instrument, c’est pour elles qu’il pense, Il
veut un avenir, il veut une promesse, Bonté,
Bonheur, Amour, Beauté, Béatitude L’ère
n’est pas venue où sécheront les pleurs.
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À JAMAIS Les
soubresauts de sa course candide Lourds
à jamais, pèsent sur l’existence Un
regard clair, un douce parole, Le
temps vécu glisse dans la mémoire
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DEPUIS L’AUBE DU TEMPS C’était
l’aube du temps, celui de l’âme humaine Innombrables
maillons, les hommes, après lui, Ils
demeurent debout et leur chaîne s’allonge Dans
le pullulement d’un espace éclaté Depuis
longtemps, des lois ânonnent la morale, Tout
est conçu, déjà, tout n’est pas accompli, Toujours,
il en viendra dont la foi ressaisie
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EFFLUVE Présages
de souffrance amours, bonheurs paisibles, Le
passé devient lourd quand, privé de son rêve, Point
d’aboutissement et source intarissable,
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UN POINT... C’EST TOUT ! L’unité
précéda l’origine du monde, La
nature, depuis, exhale son génie Vogue
ainsi l’univers, de miettes en parcelles Il
vivra l’astre mort, garant de l’équilibre, Tout
suit le même cours. Une pleine présence Rien
ne vient, cependant, qui lèverait le voile. Le
voyage se fait sans vivres ni boussole,
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